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  • David Boudeweel-Lefebvre

Vent de changement dans les villes du Québec

C’était hier journée d’élection dans toutes les municipalités du Québec. Même si des centaines de candidats, tant à un poste de maire que de conseillers, avaient été élus par acclamation, il demeurait des luttes intéressantes partout dans la province. Plus encore, il s’agissait de valider la tendance anticipée de renouveau municipal. Plusieurs maires de villes importantes ne se représentaient pas et une nouvelle vague de candidature laissait présager de grands changements.


Or, cette vague s’est matérialisée dès les premiers instants de la soirée électorale. Outre Montréal qui a réélu facilement la mairesse Valérie Plante, plus de 15 des 25 villes les plus populeuses ont élu un nouveau maire et, parfois, un conseil complètement nouveau.


On remarque aussi l’arrivée de nombreuses femmes, pour la plupart de moins de 45 ans, comme mairesses dans des municipalités importantes, soit Longueuil, Sherbrooke, Gatineau et Saguenay. Le nouveau maire de Laval, lui, un homme, a moins de 35 ans. C’est un raz-de-marée de jeunesse et une véritable relève de la garde qui est survenue.

Bien entendu, un tel constat apporte plus de questions que de réponses. C’est bien beau une vague de jeunesse et de renouveau, mais encore faut-il savoir de quoi elle sera faite.


La question de l’expérience et de la capacité d’obtenir des résultats pour les citoyens vient au premier plan des préoccupations. De combien de temps les nouveaux élus auront-ils besoin pour vraiment être capables de laisser leur marque? Combien d’entre eux passeront l’épreuve du feu et sauront imprimer une nouvelle vision à leur ville. Pour ma part, je pense qu’il faut donner la chance au coureur et espérer que les jeunes élus sauront s’entourer de collaborateurs d’expérience.


Sur le fond, il est clair que les enjeux environnementaux, de gestion du développement urbain et du logement seront à l’avant-plan. Ces priorités étaient déjà en émergence et seront encore plus présentes. Les questions de taxation et d’autonomie des villes pourraient entretenir un bras de fer avec le gouvernement provincial qu’il sera intéressant de suivre. Enfin, est-ce que certaines villes seront séduites par le financement fédéral pour les infrastructures? Voudront-elles directement imposer leurs priorités aux autres paliers de gouvernement?


On remarque aussi un léger dénigrement des missions plus traditionnelles des villes, comme le ramassage des ordures ou de la neige et la gestion foncière, au profit d’enjeux de culture et de rayonnement régional ou international. Cela plaira-t-il aux citoyens à long terme?


Ce sont autant d’enjeux dont nous vous tiendrons au courant.

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