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  • David Boudeweel-Lefebvre

Une réforme de la santé plus difficile que prévu

Depuis son arrivée au pouvoir, et surtout depuis la fin de la pandémie de COVID-19, le gouvernement du Québec promet plus d’efficacité et de services aux patients de la part du système de santé au Québec. Depuis plus d’un an, le ministre de la Santé, Christian Dubé, est à la tâche. D’abord pour consulter, puis pour faire ses propositions et, maintenant, pour ajuster et défendre la réforme. Et les choses ne se passent pas comme prévu.


Tout d’abord, le ministre a étendu ses efforts de consultation, initiative fort louable. Toutefois, devant l’opposition de certains groupes, il a dû ajouter de nombreux amendements à son projet de loi, ce qui en retarde l’étude et l’adoption. De plus, six anciens premiers ministres du Québec l’ont invité à modifier, encore, certains aspects de la réforme. Plusieurs de ces ex-élus se sont eux-mêmes cassé les dents comme ministres de la santé, à tenter de réformer les structures. Bien que certaines de leurs propositions aient du sens, on aurait pu s’attendre à un peu plus de solidarité envers leur successeur.


Le ministre doit donc faire face, en plus de l’opposition politique, à une force corporatiste impressionnante. Devant cette épreuve, le ministre Dubé tient bon pour l’instant. Il veut éviter de diluer la réforme et qu’elle ne devienne qu’un brassage de structures. Cette situation n’est pas étonnante. Changer les choses remet en cause un ordre établi, souvent encrassé, que certains acteurs publics sont prêts à défendre âprement.


Compliquant encore les choses, les négociations du gouvernement avec le secteur public ne se passent pas très bien et une grève est en vue. Si bien, que la réforme en Santé est devenue un enjeu de crédibilité pour l’ensemble du gouvernement. C’est beaucoup de pression pour un seul secteur d’activité, aussi important soit-il.


L’ensemble de la population soutient toujours la réforme, mais elle doit être adoptée rapidement afin d’éviter de nouveaux écueils. En raison du grand nombre d’amendements présentés, preuve d’écoute, il n’est pas certain que l’ensemble du projet de loi puisse être adopté normalement d’ici Noël. Tout ce qui traîne se salit et il serait dommage que d’avoir voulu trop bien faire ne finisse par faire perdre de vue tout le bien que les changements proposés pourraient apporter.


Pour un gouvernement qui a déjà reculé à l’occasion, il s’agit d’un test crucial. Un test à la hauteur des qualités du ministre Dubé et de ses ambitions pour le Québec.


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