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  • David Boudeweel-Lefebvre

Poilievre au Québec : entre aspirations et réalité

Alors que 3 000 conservateurs fédéraux se préparent à se réunir à Québec pour la convention du parti le week-end prochain, la province est à nouveau au centre de l'attention de la politique fédérale. Bien que l'Ontario soit le principal champ de bataille des prochaines élections, le Québec aura une influence considérable sur le choix du vainqueur et sur la formation d'un gouvernement majoritaire ou minoritaire.


Au Québec, les conservateurs profitent de la baisse de popularité du gouvernement libéral. L'enthousiasme est grand car les troupes voient qu'une victoire est à portée de main. Le problème, c'est que pour obtenir un gain significatif de sièges, le parti doit grimper beaucoup, beaucoup plus haut dans les intentions de vote.


La majeure partie du vote conservateur étant toujours concentrée dans la région de Québec et ses environs, le parti est presque assuré de remporter entre 10 et 12 sièges, même avec 18-19% des voix. Mais pour obtenir plus de 15 sièges, il faut s'approcher des 25-26% des voix. C'est un niveau qu'aucun leader du parti conservateur moderne n'a réussi à atteindre. Même Stephen Harper, qui a obtenu sa majorité en 2011, n'a réussi à obtenir que 16,5 % des votes des Québécois pour soutenir son parti.


Dans une province où le Bloc Québécois est toujours une force, et légendaire pour attirer toute forme de vote de protestation, il est beaucoup plus difficile pour les conservateurs de faire des percées.


Comme ses prédécesseurs, M. Poilievre doit faire des choix difficiles. Les prédécesseurs Stephen Harper (surtout en 2008), Andrew Scheer et, dans une moindre mesure, Erin O'Toole, ont tous joué un rôle important pour le Québec. Tous trois ont ajusté la plate-forme du parti sur certaines questions pour plaire au Québec, comme les paiements de transfert, l'immigration et l'environnement. Tous trois n'ont même pas réussi à s'approcher des 15 sièges sur 78 (75 auparavant) dans la province.


La maîtrise du français de M. Poilievre est largement supérieure à celle des trois leaders précédents, sa femme est originaire du Québec et il a remporté une victoire écrasante dans la province lors de sa candidature à la direction du parti. Ce sont autant d'atouts. Le prochain congrès, qui portera à la fois sur la politique et sur le style, révélera dans quelle mesure le chef souhaite faire avancer le Québec. Compte tenu de ses qualités uniques et des sondages plus favorables, il pourrait être tenté de prouver qu'il peut réussir là où d'autres ont échoué.

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