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  • David Boudeweel-Lefebvre

Le Québec manque de logements

À l’approche du premier juillet, traditionnel jour du déménagement au Québec, la province, une fois de plus, vit une crise d’accessibilité et de disponibilité de logements. En raison d’une population grandissante, des nouvelles règles restrictives en matière de construction et de l’inflation, le coût du logement est en forte augmentation et nuit à l’accès.


En ce moment, de plus en plus de municipalités ajoutent des restrictions sur la construction de nouvelles habitations, que ce soient des résidences unifamiliales, des maisons multigénérationnelles ou encore des blocs appartements. Les normes de conservation et de respect du patrimoine sont autant de bâtons dans les roues qui rendent la construction plus compliquée et aussi plus dispendieuse. Le refus des plus grandes villes d’accélérer leur densification urbaine fait aussi en sorte que l’offre de nouveaux logements est loin de combler la demande.


Il s’agit d’un paradoxe étrange. En même temps, les villes veulent améliorer leur offre de transport en commun, s’impliquer socialement de plus en plus et rénover leurs infrastructures vieillissantes, mais elles limitent la construction qui viendrait améliorer leur niveau de taxation. Au lieu de se plaindre que la taxation foncière est leur principale source de revenus, les villes devraient plutôt encourager la construction et la densification.


De plus, l’offre de logements sociaux est intéressante, mais elle est rendue plus difficile, car, en raison du manque d’unités, les prix sont à la hausse et rendent la construction de logements sociaux encore moins rentable pour les promoteurs, en comparaison avec les unités régulières.


Nouvelle loi sur l’expropriation


Ajoutez à cette réalité de nouvelles propositions pour faciliter les expropriations au niveau municipal et vous avez un véritable cocktail qui risque de limiter encore davantage le nombre de logements disponible. De plus, cette nouvelle loi pourrait bien faire baisser la valeur de plusieurs propriétés et décourager bon nombre de nouveaux acheteurs.


Nous avons hâte de voir ce que la nouvelle politique du Québec en habitation proposera. Nous sommes d’avis qu’elle doit faire la part belle aux incitatifs à la construction den nouvelles unités. Et il n’est pas besoin d’avoir des incitatifs financiers pour les constructeurs, seulement limiter les écueils et soutenir les villes dans leur densification serait déjà un pas dans la bonne direction. Enfin, nous surveillons aussi toute proposition sur l’expropriation qui, elle aussi, pourrait resserrer un marché qui est déjà sous haute tension.

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